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Le CST : coopération sociale et contre-expertise
Petites déclinaisons sur un chemin en train de se faire … Les Collectifs sans ticket sont nés en écho au mouvement français des chômeurs (fin 1997/début 98), à partir de certains de ses relais en Belgique francophone, notamment Chômeur pas chien ! (Liège) et le CACh (Collectif Autonome de Chômeurs, Bruxelles).
Collectif sans ticket  8 mars 2001


Opération Free Zone
Nous sommes, disons, cinq équipes de trois personnes (ce qui est un nombre « standard » dans notre expérience jusqu'ici, mais le dispositif est suffisamment souple pour intégrer aussi bien trois fois plus de monde que deux fois moins).
En lien direct avec la campagne « Ni fraude, ni accès payant », nous mettons en place des actions de prévention de la fraude et de ses conséquences. Imaginez-vous installé sur la banquette d'une rame de métro bruxelloise, plongé dans la lecture de votre journal favori. L'ordinaire, en somme. Soudain, trois individus vêtus de combinaisons blanches pénètrent dans le compartiment : « Bonjour à toutes et tous ! Nous sommes les anti-contrôleurs du Collectif Sans Ticket. Nous diffusons une carte qui permet aux personnes ayant peu de revenus d'avoir accès aux transports en commun et qui donne à tout le monde l'occasion d'adopter une position d'usager responsable plutôt que de client solvable. De plus, nous fournissons un service aux passagers en les avertissant des contrôles en cours sur la ligne. Nous vous annonçons donc que des contrôleurs de la STIB se trouvent à la Station Arts-Loi. Si vous n'avez pas de titre de transport valable, mieux vaut descendre à la prochaine station. Merci ! »


Résister c’est créér, en Argentine comme en Belgique...
Manifeste du Réseau de Résistance Alternatif
Buenos Aires
septembre 1999


Entretien avec Isabelle Stengers
Une politique de l’hérésie (Isabelle Stengers)
par Philippe Mangeot, Stany Grelet, Mathieu Potte-Bonneville
Isabelle Stengers aime rappeler à ses interlocuteurs français qu'elle est belge : « J'essaie, dit-elle, de faire bafouiller le rapport un peu trop direct que les Français entretiennent avec l'universel. » La remarque, accompagnée d'un rire, est la variation d'un motif qui parcourt tout son travail : Isabelle Stengers demande avant tout qu'on baisse un peu de ton. Depuis la publication, en 1979, de La Nouvelle alliance, co-écrit avec le prix Nobel de chimie Ilya Prigogine, elle n'a cessé de (...)
Isabelle Stengers aime rappeler à ses interlocuteurs français qu'elle est belge : « J'essaie, dit-elle, de faire bafouiller le rapport un peu trop direct que les Français entretiennent avec l'universel. » La remarque, accompagnée d'un rire, est la variation d'un motif qui parcourt tout son travail : Isabelle Stengers demande avant tout qu'on baisse un peu de ton. Depuis la publication, en 1979, de La Nouvelle alliance, co-écrit avec le prix Nobel de chimie Ilya Prigogine, elle n'a cessé de combattre toutes les formes de disqualification péremptoire - des sciences entre elles, de savoirs canoniques vis-à-vis des savoirs dominés, des experts vis-à-vis des citoyens, etc. Aussi a-t-elle lutté sur deux fronts : en rappelant aux savoirs dominants les conditions matérielles et historiques de production des vérités qui sont les leurs ; en donnant de l'écho aux savoirs dominés, qu'ils soient issus de cultures traditionnelles - les sorciers -, qu'ils aient été écartés au profit d'autres pratiques - l'hypnose -, ou qu'ils fassent l'objet d'une élaboration collective - les usages de drogues. L'effet de liste donne une idée à la fois de l'intérêt et de la perplexité que suscitent chez nous les textes d'Isabelle Stengers. Intérêt pour une éthique politique qui refuse toute espèce d'arrogance ; pour une attention aux savoirs minorisés et aux mécanismes d'empowerment par lesquels ils s'insurgent ; pour un engagement politique à la fois constant et mobile, auprès des junkiebonden néerlandais, du Collectif sans ticket de Bruxelles ou des militants anti-OGM. Mais perplexité face au sentiment que tous les objets en viennent à s'équivaloir, pourvu qu'ils sentent le soufre : le pragmatisme à la hollandaise et le culturalisme de Tobie Nathan, le néo-paganisme américain et l'écologie politique, la contestation de l'expertise médicale par des groupes de malades du sida en Europe et la contestation des thérapies occidentales par des religieux en Afrique. Bref, peut-on généraliser une politique de l'hérésie ? Mais c'est la gratitude, pas l'aigreur, qui a donné à l'entretien qui suit, à l'occasion, l'allure du débat, voire du désaccord. Nous devions à notre interlocutrice de ne pas la traiter comme une autorité - pas par méfiance pour le savoir qu'elle propose, ni même par fidélité à celui dont nous venons (après tout, le risque de la généralisation pèse aussi sur la « politique des minorités » dont Vacarme cherche le fil), mais pour être à la hauteur de celui qu'elle appelle. La pensée d'Isabelle Stengers est rare en ce qu'elle accueille la divergence et s'expose à l'usage, non pas après coup, d'une manière mondaine, mais par son objet même, d'une manière plus risquée et plus belle. La politique comme politesse, en somme, plutôt que le contraire.
Vacarme  14 janvier 2003


Face aux fariboles des managers, diffusons nos paroles d’usagers
Pour répondre à la nouvelle campagne de la STIB... : dépliant à télécharger (sept.-oct. 2002)
Faites tourner, dans la rue, dans les véhicules, sur les sièges des abribus...
Une fois de plus, en ce début septembre, les raccourcis aux faux airs de bon sens gestionnaire ("la fraude coûte l'équivalent de 50 bus par an") et les amalgames moraux douteux ("ne pas payer son titre de transport est un comportement asocial") tiennent lieu d'argumentaire aux responsables communication de la STIB.
7 octobre 2002


Faisons parler les cartes...
Itinéraire d’un bout de papier
Où, quand et comment je suis né, je n'en sais fichtrement que dalle. La seule chose que je sais, c'est que mon père était un arbre – je ne sais même pas de quel modèle – et que ma mère était liquide – de l'eau semble-t-il ; salée ou pas ?? Va-t-en savoir !!
Collectif sans ticket  7 septembre 2001


Un mardi sur deux à 16h00 sur radio Campus (107.2 fm à BXL)
Boite à outils avec Valérie Marange : Les recettes de l’éco.
Emission "Ondes d’Usages" du 5 novembre 2002
"Une théorie c'est exactement comme une boîte à outils, il faut que ça serve, il faut que ça fonctionne" G. Deleuze Nous vous proposons aujourd'hui un entretien avec Valérie Marange, philosophe française, rédactrice à la revue Chimères, impliquée dans différents projets culturels, que nous avons rencontrée à Paris, par une journée d'octobre.
Collectif sans ticket  5 novembre 2002


Entretien avec Jean-Marc Weller
Les DDASS Usagers, comme ils disent
" Ce n'est pas d'un comité des sages, moral et pseudo-compétent, dont on a besoin, mais de groupes d'usagers. C'est là qu'on passe du droit à la politique. " (Gilles Deleuze, " Contrôle et devenir ", entretien avec Toni Negri, Futur Antérieur, n°1, printemps 1990)


Droit aux transports et revenu garanti
Texte initialement paru dans la revue "Multitudes" n°8 - mars/avril 2002
1. Contexte de l'émergence d'une lutte et pratique du droit aux transports / 2. Environnement et aménagement du territoire / 3. Banlieue du travail salarié et revenu garanti / 4. Situation actuelle : encore un effort...
Collectif sans ticket  8 avril 2002


Etat des lieux et critique des logiques tarifaires en vigueur
Malgré l'importance des enjeux développés de la mobilité en termes de justice sociale et d'écologie environnementale et malgré des avancées concrètes de ci delà, une série d'acteurs institués restent frileux voire réfractaires à envisager « un plan mobilité intégrée » autour de l'idée de gratuité ou de libre accès généralisé du Transport Public.
Collectif sans ticket  octobre 2001


Piste de financement n°5
Une redevance "spéciale mobilité"
Collectif sans ticket  9 septembre 2002


Piste de financement n°6
La réalisation d’économies par la mise en oeuvre de l’accès gratuit
Collectif sans ticket  9 septembre 2002


Au format .pdf, le document que la STIB interdit de distribuer sur son réseau :
Deux usagers du Collectif sans ticket interpellés pour diffusion d’informations dans un bus
Document à imprimer et à faire circuler !
Deux usagers du Collectif sans ticket ont encore pu s'en rendre compte ce samedi 10 mai : l'exercice pratique de la liberté d'expression sur le réseau et dans les installations de la STIB est soumis au bon vouloir des agents de contrôle sur lesquels tombe l'usager-citoyen. En d'autres termes, l'arbitraire y règne en maître. Un arbitraire qui, pour le moment, réduit l'espace d'expression dont peuvent disposer les usager-e-s critiques envers le système de la montée par l'avant, ou favorables à un large débat sur le projet de l'accès gratuit à la STIB. C'est la raison pour laquelle nous vous proposons de lire, d'imprimer et de copier si possible le petit bulletin ci-dessous (au format .pdf). Afin de démontrer concrètement qu'en matière de transports publics, "la politique se fait aussi - et avant tout - sur les quais du métro et sur les lignes de bus". A travers les milliers d'actes et d'idées que véhiculent les usagers et les travailleurs de ces transports. L'Heure de ne plus pointer n°4 Cliquer ici pour consulter le texte du bulletin en un coup d'oeil, sur le site
Collectif sans ticket  11 mai 2003


D’une aventure à l’autre, vers une pratique de "l’usager" qui s’invente
Le CST en 2 mots
Publié dans le journal "Archipel" de mars 2002 - Dernière mise à jour : 24 janvier 2003
Pour une introduction sonore au travail du CST, voir Usages et usagers autour du libre accès. Les Collectifs sans ticket (de Bruxelles, Liège et Marseille) sont des réseaux d'usagers des transports en commun réunis par la volonté de promouvoir le rôle moteur de ces services publics comme instruments d'émancipation collective et de recomposition des manières d'habiter et de parcourir les territoires, de se former, de susciter des processus politiques "par en bas",... bref, de produire des situations par où passent la liberté et la solidarité. Le projet de l'accès gratuit aux transports en commun pour toutes et tous est pour nous une porte d'entrée vers de telles dynamiques. Nous le valorisons autant en raison du potentiel d'imagination qu'il libère et des questions multiples qu'il soulève chemin faisant, que sous l'angle de ses retombées bénéfiques pour les premiers concernés par les réseaux de transport, leurs travailleurs et leurs usagers. Notre travail spécifique est double : d'une part, provoquer une rupture pratique dans les logiques dominantes qui caractérisent le champ des transports et de l'aménagement du territoire. D'autre part, produire une parole publique, appuyée sur la constitution d'une contre-expertise d'usagers, susceptible de transformer les manières dont ces problèmes font penser. Notre travail à cet effet se traduit aussi bien par des dispositifs d'intervention publique et des pratiques de désobéissance civile que par la mise en oeuvre de recherches, l'organisation de séminaires, de formations, etc. ou la réalisation d'une émission radio régulière. Le texte ci-dessous retrace rapidement les quatre premières années de l'itinéraire des CST (1998-2002)
Collectif sans ticket  9 mars 2002


En prolongement à l’émission "Boîte à outils" de ce mardi 28/01...
TERRE A TERRE : Quelles semences pour nourrir les peuples ?
Article emprunté à la revue "Archipel" de janvier 2003 (n°101)
TERRE A TERRE : Quelles semences pour nourrir les peuples ? de Dominique Guillet (Association Kokopelli) La semence, c'est le début de la chaîne alimentaire. Celui qui contrôle la semence contrôle la chaîne alimentaire et donc contrôle les peuples. Pendant 12.000 ans, au moins, les paysans et les paysannes du monde entier ont produit leurs propres semences, ont amélioré, sélectionné et créé de nouvelles variétés de céréales, de légumes, de fruits et de plantes à fibres.
28 janvier 2003


Retrouvez le CST un mardi sur deux sur les ondes... et en permanence sur le web
Dossier "Lappersfort" + "La Stib courtise les automobilistes"
Emission "Ondes d’usages" du 8 octobre 2002
Au programme : Nouvelle formule / La Stib courtise les automobilistes / Reportage sur le Lappersfort
Nous inaugurons ici la mise en ligne de notre heure d'émission bimensuelle sur Radio Campus, "Ondes d'usages". Les émissions de la saison passée seront ajoutées progressivement.
Collectif sans ticket  9 octobre 2002


Un mardi sur deux à 16h00 sur radio Campus (107.2 fm à BXL)
Dossier Sécurisation des réseaux - Invitée : Sybille Smeet (criminologue ULB)
Emission "Ondes d’Usages" du 22 octobre 2002
Collectif sans ticket  22 octobre 2002


Retrouvez le CST un mardi sur deux sur les ondes... et en permanence sur le web
Boite à outils n°2 : Isabelle Stengers - Agencements collectifs et écologie des pratiques
Emission "Ondes d’Usages" du 3 décembre 2002
"Une théorie c'est exactement comme une boîte à outils, il faut que ça serve, il faut que ça fonctionne" Gilles Deleuze
Collectif sans ticket  6 décembre 2002


3. Le cadre européen : institution de la nouvelle puissance
Rapport 2000
« Il ne s'agit pas de poser le problème des entreprises multinationales « face » aux Etats nationaux, mais de frayer la voie à une recherche des nouvelles formes des pratiques étatiques, en relation avec les changements du capitalisme". [1] Dans le texte qui suit, nous tenterons de jeter quelques éléments d'analyse, quelques repères de compréhension dans la question qui nous occupe.
Collectif sans ticket  


Street Party
"Flux et Normes"
"En ville sans ma voiture ?"...
Les Collectifs Sans Ticket et tous leurs amis vous donnent RDV à la STREET PARTY "FLUX ET NORMES" VENDREDI 22 SEPTEMBRE 2000 17h PARVIS DE St GILLES 1060 Bruxelles (métro Parvis St G.) "Lorsque s'enivre la foule, grondeuse ou altérée de plaisirs, il naît parfois une fureur de l'esprit dont l'unique vérité est la liberté (...)" Julius Van Daal, Beau comme une prison qui brûle, L'esprit frappeur
Collectif sans ticket  22 septembre 2000


Ca circule aussi par en bas...
Il semblerait que la période grise des années 80 soit derrière nous. En effet, depuis le début des années nonante, un nouveau cycle de luttes s'est ouvert. Une des caractéristiques des combats qui se mènent depuis cette ouverture consiste dans le déplacement du terrain de la confrontation. La centralité de l'antagonisme capital/travail fait place à une multiplication des terrains d'intervention : santé, éducation, chômage, sans-papiers, ... C'est dans ce cadre que s'inscrit la lutte que mène depuis deux bonnes années le Collectif sans ticket.
Collectif sans ticket  22 septembre 2000


Ni fraude ni accès payant
A quoi servent les contrôles ?
A Bruxelles, depuis deux ans, la STIB a entamé une campagne de désinformation sur la question de la fraude, sur le thême « Qui fraude, se fait piquer », véritable croisade préparée à grand renfort de moyens financiers, médiatiques, « intellectuels ». Quelques semaines avant sa mise en place effective, nous pouvions voir défiler dans les quotidiens, qui des criminologues, qui des psycho-sociologues, accréditer et légitimer de leurs « savoirs » la stigmatisation d'une pratique, en établissant le lien causal, indiscutable entre le non payement du billet et les différentes formes de violence urbaines qui trouvent place sur le réseau des transports. Le non payement équivaudrait, automatiquement à une remise en cause du lien social.
Collectif sans ticket  novembre 2001


Quel avenir pour les nouvelles formes de contestation en Europe ?
Ce texte fut réalisé dans la période précédant le sommet européen de Laeken. A la suite d'une perquisition organisée par la police fédérale du métro dans les locaux du Collectif sans ticket et en réponse au délire sécuritaire qui anime un certain nombre de personnes dans les sphères du pouvoir, il nous a semblé important d' organiser un séminaire sur la question des liens entre désobéissance civile, libertés publiques et droit pénal (Vous pouvez aussi entendre le séminaire sur le site du député fédéral belge Vincent Decroly).
Au début de l'année 1998, au sortir des derniers frimas de l'hiver, le Collectif Sans Nom, regroupant un cinquantaine de personnes, inaugurait le "Centre Social", à l'occasion de l'occupation d'un bâtiment laissé à l'abandon depuis plus de 9 ans.
Collectif sans nom  14 septembre 2001


Luttes de "minorités" et politique du désir
Chimères n° 33 Le désir ne chôme pas
Depuis 68 la "CLASSE OUVRIERE" est minée par un double processus de "dissolution", en tant que sujet productif et modèle de subjectivation des conflits dans le capitalisme. En effet, les luttes de minorités (femmes, homosexuels, immigrés), qui se sont développées depuis, sont porteuses non seulement de contenus nouveaux mais aussi de rapports différents de subjectivation et de relations inédites avec l'État et les institutions.
Maurizio Lazzarato  31 mai 2002


La carte de droit aux transports
Petit "vade-mecum"
De plus en plus de personnes doivent aujourd'hui consacrer une part croissante de leurs ressources à l'exercice d'un droit aussi élémentaire que celui de se déplacer...
Les Collectifs sans ticket sont nés (d'une initiative de travailleurs précaires, de chômeurs, de minimexés, d'étudiants,...) à partir d'un constat simple : de plus en plus de personnes doivent aujourd'hui consacrer une part croissante de leurs ressources à l'exercice d'un droit aussi élémentaire que celui de se déplacer...
Collectif sans ticket  


Action en référé contre 18 usagers à la requête de la STIB
Ce jeudi, à 9h30, 18 usagers du Collectif Sans Ticket étaient convoqués au Tribunal de Première Instance, chambre des référés, suite à une action introduite par la STIB.
Ce jeudi, à 9h30, 18 usagers du Collectif Sans Ticket étaient convoqués au Tribunal de Première Instance, chambre des référés, suite à une action introduite par la STIB. La procédure intentée par la STIB répond aux actions « Free Zones », initiative lancée par le CST au début du mois de février. Ces actions pacifiques visent, par le biais d'une neutralisation des contrôles (repérage des équipes de contrôleurs et avis de leur présence aux autres usagers) et le contact qu'elle rend possible avec les autres voyageurs, à ce qu'émerge une parole d'usager sur les difficultés quotidiennes qu'ils rencontrent à se mouvoir, du fait de leur faible revenu et des prix prohibitifs pratiqués par la STIB.
Collectif sans ticket  21 juin 2001


entretien avec Yann Moulier Boutang
L’art de la fugue (Yann Moulier-Boutang)
Propos recueillis par Stany Grelet.
Je ne pense pas que nos modèles complexes fonctionnent comme des moteurs à pistons et à explosion, avec des gens qui seraient les pistons et d'autres qui serviraient simplement de carburant et d'énergie. Je ne pense pas que le modèle énergétique du travail soit le bon : du muscle consommé, bon à prendre puis à jeter, qui produit simplement de la valeur. Aujourd'hui la création de richesses s'opère par la coopération, l'échange, la communication. Et c'est en vue de mieux pomper ces vraies ressources que le capitalisme est en train d'essayer de s'organiser. Donc cela veut dire que l'on se trouve face à un champ de ressources, intellectuelles, pratiques, subversives, beaucoup plus large.
Nous avons rencontré Yann Moulier Boutang pour la première fois il y a deux ans, pendant les élections législatives : comme nous, il avait signé le manifeste Nous sommes la gauche. Cette drôle d'irruption, au centre même de l'espace politique, d'une gauche lasse de s'entendre qualifier de " morale " ou de " sociale ", Yann la poursuit, à sa manière : au seuil des élections européennes, il vient de rallier les Verts, dont il fait le pari qu'ils sauront, eux, porter en haut les revendications nées en bas - celle en particulier dont il est, avec son ami Toni Negri, l'un des principaux théoriciens : un revenu garanti pour tous. Aujourd'hui, nous sommes peut-être plus pessimiste que lui sur la capacité de la gauche officielle à nous représenter. Il n'empêche : il partage avec nous une envie d'en découdre nourrie aux luttes minoritaires. Soixante-huitard sans remords, engagé de longue date auprès des sans-papiers et des chômeurs, animateur de la revue Futur Antérieur et biographe d'Althusser, il fait partie de ces savants trop rares qui manifestent sans minauder, et de ces politiques précieux qui n'ont pas échangé l'optimisme de la volonté contre le pessimisme de l'intelligence. Son dernier ouvrage en témoigne. La thèse de cette incroyable " économie historique du salariat bridée " [2], fabriquée à partir d'une analyse des migrations de main-d'œuvre, est simple et nous plaît : les fugitifs font le monde. Le ressort réel de l'histoire du capitalisme, nous dit-il, c'est la capture sans cesse à recommencer, par les chaînes ou par le salaire, d'une fuite jamais interrompue, loin des plantations ou hors de la " société du travail " : celle de l'esclave, du vagabond, du RMIste ou de l'intermittent du spectacle ; celle, par extension, des minorités indociles aux étalons majoritaires. La nôtre, quoi.
Vacarme  mai 1999


L’émission radio de ce 28 janvier est mise en ligne !!
"Boîte à outils" n°3 - Jean-Pierre Berlan ou le vivant comme résistance
Le libre accès des êtres vivants à leur propre reproduction : un autre enjeu des luttes actuelles...
Collectif sans ticket  28 janvier 2003


Sara, usagère des TEC en procédure de « conciliation »...
« Pour parler, il faut payer... »
Compte-rendu détaillé d’une audience pas comme les autres
Collectif sans ticket  22 janvier 2003


Le tribunal des référés sanctionne la solidarité et obscurcit le débat.
Procès STIB/Collectif sans ticket : le tribunal des référés sanctionne la solidarité et obscurcit le débat. Après deux semaines de délibéré, le Tribunal de première instance de Bruxelles siégeant en référé vient de rendre une ordonnance ce lundi 22/10 dans l'affaire opposant la STIB (Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles) à 18 usagers proches du Collectif sans ticket (CST). Pour rappel, la STIB, se prévalant d'une douzaine de motifs d'infraction (association de malfaiteurs,…) demandait au Tribunal de prononcer une série d'interdictions assorties d'astreintes allant de 1000 à 5000 fb en cas de transgression (cf. communiqués précédents).
Collectif sans ticket  20 octobre 2001


Quelques réflexions autour de "l’accès gratuit aux transports"
Accès gratuit et enjeux financiers
Ces 30 dernières années, un mouvement assez contradictoire a transformé pour bon nombre de personnes l'accès aux transports collectifs en une condition sine qua non de l'accès aux biens et services élémentaires à une vie sociale intégrée, participante aux affaires de la cité.
Collectif sans ticket  


EN VUE DU PROCES S.T.I.B. DU 5 OCTOBRE
APPEL A SOUTIEN du C.S.T.
DROIT AUX TRANSPORTS : PAS D'ASTREINTES, UN DEBAT ! Depuis près d'un an le Collectif sans ticket intervient de différentes manières sur le réseau des transports publics bruxellois : « opérations Free Zone », assemblées d'usagers, prises de position publiques, actions de sensibilisation, interpellations parlementaires,… Ces actes et ces paroles visent à promouvoir concrètement un service public de qualité et, ce qui va de pair, l'égalité de traitement des usagers par rapport à l'accès.
Collectif sans ticket  


Appel à soutien
aux inculpés du cst
David  2 novembre 2006


Dernière minute...
URGENT ! Procès TEC à Liège ce mercredi 22/01 !!
Collectif sans ticket  21 janvier 2003


Lappersfront : après un an de résistance, négociations et actions sont au coude à coude
DERNIERS DEVELOPPEMENTS AUTOUR DU LAPPERSFORT : Comme on s'y attendait, le bois du Lappersfort a été investi ce lundi 14 octobre par un impressionnant déploiement de forces policières - 120 hommes au total, en comptant les spécialistes en escalade employés par des firmes privées.
Collectif sans ticket  7 octobre 2002


2. Naissance de la SNCB
Rapport 2000
La guerre de 14-18 met fin à la période du « bourgeois conquérant », commencée quelques années plus tôt (1870). Ce cycle d'une quarantaine d'années fut imprégné par le phénomène de la mondialisation de l'économie, effectuée via une stratégie impériale (Grande-Bretagne) et colonisatrice (Belgique,…). La période qui suivit cette expansion, l'entre-deux guerres, fut un moment de doute radical pour les tenants du « laisser faire » et il fallut attendre une cinquantaine d'années pour les revoir pavoiser dans les salons.
Collectif sans ticket  


La pratique du droit aux transports
L'usage de la carte de droit aux transports a ceci de particulier : elle inaugure, chaque fois qu'elle sort d'une poche ou d'un portefeuille, une situation nouvelle, inédite, dont l'issue n'est pas écrite à l'avance. Elle réinjecte un peu de puissance au creux du quotidien.
Collectif sans ticket  


en terme de développement durable
La question de la mobilité est également au cœur d'un autre enjeu crucial : celui du développement durable. L'urgence du problème est malheureusement devenue une évidence. L'engorgement des villes et de leurs abords par les voitures et les camions, la destruction organisée des campagnes sillonnées d'autoroutes, atteint aujourd'hui des dimensions à ce point dramatiques qu'un nombre croissant d'experts en la matière ne cessent plus de tirer la sonnette d'alarme : si un coup de frein significatif n'est pas donné rapidement "nous allons tous droit dans le mur" [3]. Petit à petit, de plus en plus de gens commencent à remettre en question deux des principaux éléments qui ont conduit à cette situation.
Collectif sans ticket  octobre 2001


"Généraliser l’usage gratuit du transport public reviendrait à le faire payer par ceux qui ne l’utilisent pas"
Rappelons que 75% du coût du transport public est financé soit par l'Etat fédéral, soit par les Régions, c'est à dire par tous les citoyens.
Collectif sans ticket  octobre 2001


« Eux » et « nous »
Ce texte, dont la première mouture fut écrite en octobre 99, tente de discerner les passerelles existant entre le monde des travailleurs à la SNCB et le monde plus flou des chômeurs et autres précaires. Il faisait aussi partie d'une « recherche-action » en cours dont l'objectif était de tracer un autre rapport entre les usagers et ceux qui permettent leur déplacement, en vue d'une refonte du service public.
Collectif sans ticket  30 octobre 2000


Il était une fois un C170...
Voyage d’un petit bout de papier dans les arcanes de la SNCB
Le C170 se dévoile...
Ce bout de papier jaune que les accompagnateurs de train vous « offre » si gracieusement, se dénomme pudiquement C170. Il fait office d'un « constat d'irrégularité du voyageur ».
Collectif sans ticket  


Ecosophie ou barbarie
In EcoRev’
S'appuyer sur la subjectivité, les mentalités pour dépasser l'économie (Les trois écologies de Félix Guattari). Consultez aussi les émissions "Boîte à outils", exploration radiophonique des contours possibles d'une écologie plurielle, d'une écosophie. Si vous éprouvez des difficultés à les télécharger, contactez-nous... ou patientez jusqu'à la mise en ligne de leur transcription :-) Valérie Marange  1er mai 2000


Titre 2 : SIGNES, ESPACES ET DEMARCHES
En cohérence avec le concept même de recherche-action, le texte qui suit, même s'il est souvent formulé de manière affirmative, doit être compris comme un énoncé d'hypothèses de travail et de réflexion. Aujourd'hui donc, en même temps que le capitalisme se redéfinit concrètement et fondamentalement, il se passe quelque chose qui est aussi en recomposition et en développement, de manière profonde et multiforme, au sein de cette Banlieue vivante du Travail Salarié que, pour sa refonte, le capitalisme doit investir, capter, contrôler, intégrer dans sa nouvelle dynamique.
Groupe de "recherche-action"  décembre 2000


Tribunal de police
Appel aux forces vives !
Ce mardi 17 octobre deux utilisateurs de la carte de droit aux transports mise en circulation par les collectifs sans ticket comparaissent devant la 24me chambre du tribunal de police de Bruxelles qui entend traiter leurs cas comme celui de simples fraudeurs.
Collectif sans ticket  17 octobre 2000


"Quand c’est vert on avance. Et c’est quand qu’on pense ?"
Voici le texte distribué par le CST lors d'une rencontre organisée par ECOLO pour évaluer la politique gouvernementale relative à la SNCB. Le CST était invité à y participer. C'est chose faite : sous la forme d'une mise au point et d'une petite intervention théâtrale... et il y a aussi des images ici ! Collectif sans ticket  23 février 2002


Montée obligatoire par l’avant des bus STIB : dans quoi s’inscrit cette mesure ?
Montée par l’avant, opérations "coup de poing" et mobilité bridée à la STIB - entretien
Civisme ? Equilibre budgétaire ? Ou...
A l'heure où Londres a mis en place sans encombre un péage pour limiter l'accès des automobiles au centre ville, dont les recettes serviront essentiellement à améliorer les transports publics, alors que Hasselt fêtera en juillet le 6me anniversaire de la refonte de son réseau de transports en commun et de l'accès gratuit pour tous qui l'a accompagné, avec comme résultats dix fois plus d'usagers (!!) et 50% de pression automobile en moins dans le centre ville, Bruxelles innove elle aussi, en mettant en place... l'accès payant limité à la porte avant des bus. Depuis le lundi 12 mai, les lignes 59 et 69 sont devenues les premiers laboratoires de ce "petit pas pour le contrôle, mais grand pas pour les transports publics bruxellois".
Collectif sans ticket  14 mai 2003