[logo]


"En cas d’accès gratuit, les travailleurs perdront l’un de leurs acquis : l’intervention patronale dans le coût du transport"

Collectif sans ticket - octobre 2001


L’intervention patronale dans le coût du transport constitue une sorte de "salaire complémentaire indirect", auquel il ne faudrait pas toucher. Sur le fond, nous sommes tout à fait d’accord. Nous irons même plus loin en disant qu’il faudrait faire financer ces coûts intégralement par l’entreprise, tout comme le temps passé au transport.


Soit. En attendant que font les milliers de "sans emploi", chômeurs, minimexés ou "sans revenu", auxquels n’est proposée quasi aucune mesure d’intervention dans leurs frais de déplacements quotidiens ? Et puis, la gratuité du transport, en toute circonstance, c’est tout de même plus avantageux encore que l’intervention patronale actuelle qui, pour nombre de travailleurs, ne couvre pas la totalité de leurs besoins en déplacement. Dans un système de gratuité généralisée, les travailleurs seraient donc eux aussi gagnants, puisque tous leurs besoins en terme de mobilité seraient désormais couverts, ainsi que ceux de leur famille !

Enfin, rien n’empêche d’imaginer un financement du transport en commun rendu "libre d’accès à tous", qui mette à contribution les employeurs et les entreprises, de telle manière que, globalement, cet acquis des luttes ouvrières ne soit pas perdu et profite de surcroît à l’ensemble des populations dites "laborieuses", qu’elles aient ou non un emploi. On peut en effet formuler l’hypothèse peu hasardeuse que ce sont ces populations qui resteraient très majoritairement les utilisatrices des bus, trams et métros et sans doute du service "voyageurs" interne classique de la SNCB.











Ce site est hébergé par Collectifs.Net , portail autogéré. Les textes signés par le CST sont libres de droit, servez-vous.
Il est géré grâce au Système de Publication pour l'Internet Partagé (SPIP) , soumis à la GNU General Public Licence (GNU/GPL) .
Pour contacter le "webmestre" : webcollectif-cst@altern.org .