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Tribunal de police
Appel aux forces vives !

Collectif sans ticket - 17 octobre 2000


Ce mardi 17 octobre deux utilisateurs de la carte de droit aux transports mise en circulation par les collectifs sans ticket comparaissent devant la 24me chambre du tribunal de police de Bruxelles qui entend traiter leurs cas comme celui de simples fraudeurs.


Cette audience ouvre en fait une longue série de procès à venir. Tous s’inscrivent en réaction contre les mouvements sociaux de ces dernières années, qu’ils aient trait aux politiques mortifères de déportation des sans-papiers, d’exclusion et de délogement des plus précaires, des sans droits et des sans toits, à l’entreprise de privatisation du vivant et d’empoisonnement alimentaire, ou à la liquidation des équipements collectifs…

Les autorités judiciaires de ce pays s’appuyant sur un rapport de la BSR qui associe grossièrement les démarches de groupes comme le Collectif contre les expulsions (CCLE), le Collectif sans ticket (CST) et le Collectif Autonome de Chômeurs (CACh) à celle d’une organisation criminelle, tentent ainsi d’étouffer un ensemble de pratiques fondées sur la recherche et la construction de réponses collectives satisfaisantes aux logiques discriminatoires en œuvre.

Ne laissons pas le devoir de désobéissance et le droit de grève pour les citoyens ramenés à des délits de droit commun.

Parce que le droit aux transports conditionne l’exercice de toute une série de droits fondamentaux comme la santé, la culture, l’éducation ou le droit d’association, les collectifs sans tickets mettent en avant les possibilités concrètes pour les personnes d’aller, de venir ou de s’arrêter au-delà du cadre du marché et des logiques de mise en concurrence, privilégient la libre circulation des personnes par rapport à la circulation des marchandises, revendiquent la gratuité et l’accessibilité pour tous au moyens de transports collectifs (c’est possible !), défendent des conditions de travail honorables pour les travailleurs des services publics, prônent une refonte et un réinvestissement ambitieux et collectif de ceux-ci par ceux qui les font exister, usagers et travailleurs dans une perspective de justice sociale et de respect des équilibres naturels.

Nous vous donnerons rendez-vous pour exprimer votre soutien aux personnes inculpées lors des prochaines audiences. Un rendez-vous est déjà fixé pour le 30 octobre 2000 à 9 heures devant le 63 rue de la Régence.








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